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encart : Les différentes générations de centrales nucléairesPar Le_documentaliste :: 25/01/2007 à 19:20
Dans ce petit encart, je vous propose de passer brièvement en revue les différents types de centrales nucléaires existants. - La première génération correspond aux systèmes mis en service avant les années 1970 et avait le plus souvent pour mission de faciliter la production de plutonium à destination militaire.
- La deuxième génération, née dans les années 1970, avait pour objectif de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole. Elle constitue la majeure partie du parc mondial actuel. Dans certains pays, comme la France, elle s’est accompagnée d’une politique intensive de retraitement. Le parc nucléaire belge est constitué entièrement de réacteurs de deuxième génération.
- La troisième génération, décidée après les accidents de Three Mile Island (1979) et de Tchernobyl (1986), a pour but d’accroître la sécurité en incluant des systèmes passifs de sécurité. Elle ne comporte pas de concept nouveau, en particulier, elle ne résout pas les questions posées par la gestion des déchets nucléaires et n’élimine pas le danger de prolifération nucléaire. Le projet franco-allemand EPR et les concepts AP1000 et 600 aux Etats-Unis sont àclasser dans cette catégorie. On les qualifie aussi de systèmes évolutionnaires.
- La quatrième génération, au contraire des générations précédentes, repense complètement le système de production (réacteur - combustible -procédés de traitement). L’objectif est d’arriver à des systèmes plus économiques, plus sûrs, générant moins de déchets, utilisant de façon optimale le combustible et résistants face aux risques de prolifération nucléaire et d’agression. Par ailleurs, les réacteurs de cette génération auraient d’autres applications que la production d’électricité (production d’hydrogène, dessalement de l’eau de mer). Les concepts de génération IV que l’on qualifie aussi de révolutionnaires n’entreraient dans la phase d’industrialisation qu’au cours de la période 2025-2040. Scénario " Retour à l'énergie nucléaire"Par Le_documentaliste :: 25/01/2007 à 18:57
Le 31 janvier 2003, le parlement belge adoptait la loi sur la sortie progressive de l'énergie nucléaire à des fins de production industrielle d'électricité. Selon cette loi, aucune nouvelle centrale ne pourra être construite (art.3) et les centrales existantes devront être désactivées quarante ans après la date de mise en service industrielle (art.4). Néanmoins, il est intéressant de noter que la loi prévoit qu'en cas de " menace pour la sécurité d'approvisionnement en matière d'électricité" et "en cas de force majeure", le pays pourrait, à nouveau, avoir recours à l'énergie nucléaire pour la production d'électricité (art.9). Les auteurs se sont donc pencher sur l'hypothèse où le gouvernement belge utiliserait la porte de sortie que représente l'article 9. Ils ont envisagé plusieurs cas de figures : 1°- Allongement de la durée de vie des centrales nucléaires, les 40 ans passant à 60. Cette solution, déjà adoptée aux Etats-Unis, et étudiée en Grande-Bretagne, est considérée comme la plus compétitive et la plus rentable. Le coût de production d'électricité dans une centrale étant très bas, plus le fait que ce type de production ne crée quasiment pas de dégagement de CO2. Seul problème: les risques d'usures et d'incidents dûs à celle-ci. 2°- Combinaison de l'allongement de durée de vie accompagné d'une augmentation du parc nucléaire, càd la construction de nouvelles centrales, de type 3 ou 4. (v.billet encart). Cette solution entre bien évidemment en concordance avec les accords de Kyoto, et de l'après Kyoto, concernant la production de CO2.
Les conditions d'une relance du nucléaire selon l'une ou l'autre des deux perspectives Mais qu'est-ce donc que "Energie 2030"? ( Suite )Par Le_documentaliste :: 25/01/2007 à 18:29
Le rapport du BFP est très complet et très simple à comprendre ( heu...quoique...).
Les auteurs partent de toute une série d'hypothèses ( démographiques, climatiques, prix des combustibles, macro-économiques, de politique énergétique et environnementale, et autres) pour dresser un "scénario de référence", scénario décrivant donc la situation probable de la Belgique en 2030 d'un point de vue consommation et production énergétique. De ce scénario de base, les auteurs envisagent quelques variantes possibles, ainsi que d'autres scénarios possibles, et les présentent clairement : - Variante de prix énergétiques - snénario "Energies renouvelables et cogénération" - scénario " Retour à l'énergie nucléaire" - scénario " Rééquilibrage intermodal dans les transports".
Au vu des précédents billets postés, penchons nous un peu plus sur le scénario "Retour à l'énergie nucléaire"... Mais qu'est-ce donc que "Energie 2030" ? ( Introduction )Par Le_documentaliste :: 25/01/2007 à 17:55
Derrière le terme "Energie 2030" se cache en fait bien plus qu'une commission chargée d'étudier l'impact de l'abandon ou non du nucléaire en Belgique... "Energie 2030", ou encore "Horizon 2030" fait partie d'un projet plus global d'étude de nouvelles sources d'énergie alternative. Ce Projet est mené par le Bureau Fédéral du Plan(BFP), un organisme fédéral d'intérêt public, qui réalise des études sur les questions de politique économique, socio-économique et environnementale. A cette fin, le BFP rassemble et analyse des données, explore les évolutions plausibles, identifie des alternatives, évalue les conséquences des politiques et formule des propositions. Son expertise scientifique est mise à la disposition du gouvernement, du parlement, des interlocuteurs sociaux, ainsi que des institutions nationales et internationales. Le BFP assure à ses travaux une large diffusion. Les résultats de ses recherches sont portés à la connaissance de la collectivité et contribuent au débat démocratique.
Horizon 2030 est donc en fait l'une des nombreuses études que le plan a mené. Le rapport s'y afférant, "Perspectives énergétiques pour la Belgique à l'horizon 2030", daté de janvier 2004 et rédigé par Dominique Gusbin et Bruo Hoornaert, comporte 102 pages et peut être consulté sur le site du BFP, http://www.plan.be .
Les membres de la commission "-Energie 2030"Par Le_documentaliste :: 18/01/2007 à 19:25
Profil des membres de la Commission « Énergie 2030 » (Commission D’Haeseleer) Introduction Marc Verwilghen, le Ministre fédéral en charge de l’énergie, a commandé une étude au Bureau fédéral du plan en vue de connaître les conséquences de la sortie du nucléaire. Il a également constitué une commission chargée de formuler des avis sur les résultats de cette étude. Cette commission est appelée la 'Commission 2030’, parce qu’elle son échéance est fixée à l’horizon 2030, ou également Commission D’Haeseleer, du nom de son président, William D’Haeseleer, professeur à la KULeuven. Le Ministre Verwilghen a décrit la mission de l’étude comme suit: “La future politique énergétique et la place de l’énergie nucléaire dans le mix de l’énergie nécessitent des décisions politiques importantes. J’ai donc demandé à un groupe d’experts d’effectuer une analyse de la politique énergétique belge pour l’an 2030. Dans cette analyse doivent être proposés les choix stratégiques de la politique énergétique belge à long et à moyen terme. J’espère pouvoir, sur base de cette analyse, formuler les propositions nécessaires au gouvernement.” La composition de la Commission a fait froncer les sourcils de beaucoup de gens. Le président et le vice-président sont connus comme était des partisans notoires de l’énergie nucléaire, aussi l’objectivité de leur analyse peut-elle légitimement être mise en doute. Quand à celle des autres membres de la Commission, disons qu’elle soulève au moins quelques questions. Composition de la Commission Comme publié au Moniteur belge le 6 décembre 2005 dans l’Arrêté royal portant constitution d’une Commission pour l’analyse de la politique énergétique belge pour l’an 2030: Président William D’Haeseleer (également dans la Commission Ampère) Vice-président Pierre Klees Membres permanent Jean-Marie Streydio (également dans la Commission Ampère) Pierre Tonon Johan Albrecht Jacques De Ruyck (également dans la Commission Ampère) Membres non-permanents Ronnie Belmans Stef Proost (également dans la Commission Ampère) L. Dufresne Bernard Leduc Jean-Pascal Van Ypersele Wolfgang Eichhammer Jean Marie Chevalier Dominique Finon Pierre Terzian Secrétaire H. Autrique M. Deprez Expert scientifique avec voix consultative F. Sonck
Professeur docteur ingénieur William D’Haeseleer Président de la Commission 2030 D’Haeseleer est directeur de l’Energie-Instituut et du département Mécanique appliquée et Conversion énergétique à la K.U.Leuven. L’Energie-Instituut reçoit des fonds de fonctionnement notamment d’Electrabel, Elia, ESSO Belgium, SPE, Total et Tractebel. Jusqu’à présent, nous ne connaissons pas l’ampleur de ces contributions à l’Energie- Instituut, même si nous avons entendu dire que celles-ci sont ‘très élevées’. D’Haeseleer a été de 1993 à 1996 chef du service Etudes mécaniques et manager R&D du Département nucléaire de Tractebel Engineering. Il s’agit d’un des plus grands bureaux d’ingénierie européens, qui effectue également de l’ingénierie nucléaire. D’Haeseleer enseigne des matières comme les systèmes thermiques et la gestion de l’énergie, la technologie et l’économie énergétiques, l’énergie renouvelable, l’énergie nucléaire, la physique des réacteurs nucléaires, la sécurité dans les installations nucléaires et la mécanique des fluides. Ses recherches se situent dans le domaine de la gestion de l’énergie et l’utilisation rationnelle de l’énergie, les systèmes énergétiques, l’énergie et l’environnement et la politique de l’énergie. · Actuellement, il est o Président de Cogen Vlaanderen; o Président de la KVIV genootschap Energie o Président du 'Belgian Nuclear higher Education Network (BNEN)' o Président du European Energy Institute Rapport AMPERE Il a été membre actif de la commission AMPERE, qui a rédigé en 2000 un rapport négatif concernant le sortie du nucléaire. Ce rapport a été très critiqué au niveau international parce qu’il comportait de graves erreurs méthodologiques. Le Wuppertalinstituut, un centre de recherche scientifique allemand, a démoli le rapport AMPERE dans le cadre d’une analyse. Les critiques concernaient notamment des erreurs de calcul de l’offre et la demande, la sous-évaluation des possibilités de l’énergie renouvelable et la non prise en compte des mesures en rapport avec la demande (économies d’énergie). En 2002, tout comme Streydio, D’Haeseleer a participé, en tant qu’expert du Premier ministre, aux réunions intercabinets sur la loi applicable à la sortie du nucléaire1. Ce qui met en cause son indépendance politique. PROPOS MARQUANTS DANS LA PRESSE -) Het Nieuwsblad 27 février 1999 ,,Avec l’énergie nucléaire, les émissions de CO2 sont nulles” -) De Morgen 7 mars 2002 ‘Dans 30 ans, la génération suivante payera le prix de cette décision stupide’, affirme le professeur William D’Haeseleer de la KU Leuven. ‘Pour l’instant, nous sommes dépendants pour 57 pour cent de notre approvisionnement en énergie des centrales nucléaires de Doel et Tihange", explique le professeur. "Je me demande comment nous pourrions abandonner totalement l’énergie nucléaire pour la remplacer par d’autres sources sur une période de trente ans”. -) De Standaard, 28 février 2002 D’Haeseleer pense qu’il ne serait pas intelligent que le gouvernement décide en 2002 de fermer toutes les centrales nucléaires belges à partir de 2015. ,,La piste nucléaire doit être maintenue ouverte. C’était également le point de vue de la commission Ampère'', dit-il. -) De Tijd, 30 janvier 2005 ‘Peut-être que le gouvernement précédent aurait d’abord dû étudier plus en profondeur les conséquences de la sortie du nucléaire’.
Pierre Klees Pierre Klees a commencé sa carrière comme ingénieur nucléaire au sein de l’entreprise française Acec, où il a mené une très longue carrière, qu’il a achevée au poste de CEO de Biac. Son expérience en matière d’énergie se limite au secteur nucléaire. Propos marquants Dans un article pour l’Académie Royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, septembre 2004 « Le recours à l’énergie nucléaire pour, d’une part, combler le déficit énergétique bientôt ouvert par la défaillance du pétrole et du gaz et pour respecter nos obligations dans le cadre du protocole de Kyoto acceptées en 1997 d’autre part, n’est pas un choix mais un impératif. » « Il est curieux de constater que les articles de presse les plus alarmants sur les changements climatiques attendus annoncent les pires catastrophes sans mentionner le seul remède, soit le recours à l’énergie nucléaire. Est-ce la crainte de s’écarter du politiquement correct ? » De Morgen 26 avril 2003 « Transformer de grandes quantités d’énergie en uranium, une matière très courante dans la nature et totalement inutile, sauf comme ballast pour la quille des navires, était une expérience fantastique. Surtout pour apprendre à contrôler cette énergie, ce qui n’est pas si facile. Mais nous l’avons bien fait. La Belgique détenait un record en énergie nucléaire, surtout pour ce qui concerne l’Europe, et même dans le monde entier je pense. » "Sous la pression des verts, nous avons dû démanteler les activités des centrales nucléaires après l’accident de Tchernobyl et aujourd’hui, elles vont être fermées. Tant qu’il y aura des verts dans le gouvernement, il n’y aura pas d’argent libéré pour l’énergie nucléaire. Ils tuent l’économie, uniquement sur base idéologique, sans savoir précisément ce qu’est l’énergie nucléaire.
Tant que mes enfants et petits-enfants vivront, et peut-être une génération après eux, il y aura encore assez d’énergie. Après cela, l’avenir sera inévitablement à l’énergie nucléaire et si nous n’en n’avons pas, les Etats-Unis seront prêts à nous approvisionner. »
Jean-Marie Streydio Ingénieur civil chimiste Professeur émérite ordinaire de l’"Université Catholique de Louvain" et des "Facultés universitaires Saint Louis" de Bruxelles Ex vice-président du Centre d’étude pour l’énergie nucléaire de Mol Président d’honneur de l’ONDRAF (Organisation nationale des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies) (président jusqu’en 2004) Co-président de la Commission Ampère (2000) Vice-président du Conseil d’administration de Belgoprocess Le 12 juin 2006, Jean-Marie Streydio a reçu officiellement le titre de baron (Moniteur 20 juillet 2006) Partisan avéré du nucléaire et lobbyiste actif. Après la publication du rapport Ampère, il a fait le tour du pays pour annoncer l’impossibilité de réaliser la sortie du nucléaire et la nécessité d’une nouvelle énergie nucléaire. Voir en exemple la présentation pour KVIV (http://www.kviv75jaar.be/energie/pdf/3-CO2-Streydio.pdf#search=%22jeanmarie% 20streydio%22), ou pour le MR à Tihange en juin 2006. Ou ses interventions aux séances d’audition du Parlement flamand2 et du Sénat3 à propos de l’énergie en 2005. En 2002, Streydio a participé en tant qu’expert, tout comme D’Haeseleer, aux réunions intercabinets du Premier ministre sur la loi relative à la sortie du nucléaire4. Ce qui permet de remettre en doute son indépendance politique. Il continue obstinément à estimer le potentiel pour l’énergie renouvelable à 8 à 9% de la production d’électricité pour 2020 (comme stipulé dans le rapport Ampère). Alors que d’après les projections du Vito, nous serons à 6% de plus en 2010 et le potentiel pour 2020 est de 18%. Citations remarquables Het Laatste Nieuws, 18 septembre 2002 « Le Prof. Jean-Marie Streydio va encore un peu plus loin et considère l'énergie nucléaire comme la 'meilleure technologie disponible' pour produire de l'électricité à grande échelle. » La lettre de confrontations Europe, déc 2003 – jan 2004 En Finlande l’installation de stockage se visite en famille, et en Belgique Jean-Marie Streydio est « fier » qu’ « il n’y ait pas de manifestations quand les transports de déchets sont annoncés dans la presse ». Parlement flamand, Débat social approvisionnement d’énergie en Flandre, mai 2005 À propos des subsides pour le nouveau réacteur nucléaire en Finlande: “C’est bien pour les Finlandais d’être soutenus par les Français, mais cela n’est pas pertinent pour la situation ici.C’est un bon coup.”
Pierre Tonon Pierre Tonon est le commissaire gouvernemental de l’Agence fédérale pour le contrôle nucléaire (depuis le 1er avril 2000). Il représente le ministre des affaires étrangères au Conseil d’administration de l’AFCN. En tant que membre siégeant au Conseil d’administration, il s’est fait taper sur les doigts également lorsque l’AFCN a été critiquée pour des dysfonctionnements internes et l’organisation du contrôle nucléaire. Sa fonction (certainement jusqu’en 2004) d’administrateur de Belgonucleaire est plus importante: il s’agit d’une entreprise dont Tractebel et Electrabel notamment détiennent des parts importantes et qui cessera ses activités à la fin de l’année. Pierre Tonon exerce encore certain mandats dans l’organisation des bureaux d'ingénieurs conseils, d'ingénierie et de consultance (ORI) et comme administrateur délégué d’Ellyps SA, un bureau d’ingénieur spécialisé dans les travaux à grande échelle.
Johan Albrecht Johan Albrecht est un économiste environnemental gantois qui ne cache pas son opinion sur l’énergie nucléaire. En général, il plaide pour une énergie renouvelable et l’efficacité énergétique, mais de temps en temps, il formule de sévères critiques sur la sortie du nucléaire, comme dans ses cours à l’université (Albrecht, J. (2002) De Belgische kernuitstap: hoe te evalueren?; cursus milieueconomie) , et dans une seule interview. A notre connaissance, il n’a pas vraiment de lien direct avec l’industrie nucléaire, sauf via Etienne Davignon, actuellement vice-président de Suez-Tractebel, Fortis et Umicore. Davignon siège à la Commission d’avis d’Itinera Institute, la cellule de réflexion libérale récemment créée, où Albrecht est ‘senior fellow’. Il a étudié l’économie générale (Universiteit Gent) et la bio-éthique (Oxford University). Ses recherches portent sur la politique environnementale, l’économie institutionnelle et la biotechnologie. En 2000, il a écrit ‘Biotechnologie en Genetische Manipulatie. Tussen Hype en Hysterie’ et en juin 2002 est paru, de sa plume, ‘Instruments for Climate Policy : Limited versus Unlimited Flexibility (Edward Elgar)’. En tant que conseiller, il a récemment travaillé pour des organisations comme OVAM, VMM (coauteur MIRA-T 2001), VIB et OCDE. Dans son cours de 2002“De Belgische kernuitstap: hoe te evalueren?” Albrecht se montre particulièrement critique vis-à-vis de la fermeture anticipée des centrales nucléaires. Dans différents pays, la durée de vie est raccourcie suite à la décision politique d’un démantèlement progressif du nucléaire. La fermeture anticipée ne se justifie pas d’un point de vue technique. Ce démantèlement progressif anticipé implique donc une perte de capital. On ne fait plus usage d’un capital qui pourrait encore être utilisé d’une manière justifiée économiquement. Albrecht néglige ainsi le fait qu’il y a bien des raisons techniques pour fermer les centrales nucléaires. La sécurité des centrales ne cesse de reculer au fil des ans.
Jacques De Ruyck Ingénieur civil électrotechnique-mécanique, professeur ordinaire à la Vrije Universiteit Brussel, spécialiste de l’énergie renouvelable. Pas de liens clairs avec l’industrie nucléaire, ni d’opinion exprimée publiquement sur l’énergie nucléaire. Le 12 juillet 2006, Jacques De Ruyck a reçu le titre de baron (moniteur du 20 juillet 2006)
Professeur docteur ingénieur Ronnie Belmans (membre non-permanent de la Commission 2030 et collègue de D’Haeseleer) Ronnie Belmans est sous-directeur de l’Energie Instituut de la KU Leuven. L’Energie-Instituut reçoit des fonds de fonctionnement notamment d’Electrabel, Elia, ESSO Belgium, SPE, Total et Tractebel. Belmans est président du Conseil d’administration d’Elia, le gestionnaire du réseau belge de transmission. Electrabel, l’exploitant des centrales nucléaires belges, a 27,45% de participation dans Elia. Propos marquants De Tijd 19/07/2006 'Arrêtez de regarder vers le passé et donnez une chance aux nouveaux investisseurs. Osez prendre décider de maintenir les centrales nucléaires ouvertes, faites les investissements nécessaires pour prolonger la durée de vie de 40 à 60 ans.' 'Je ne connais personne qui soit contre l’énergie nucléaire, à part quelques fanatiques, mais il y en a dans tous les dossiers.' 'En Belgique, il y a sept centrales: trois à Tihange, quatre à Doel, qui produisent 55 pour cent de l’électricité et on ne les remarque pas. L’impact du nucléaire sur l’environnement est extrêmement faible: quelques hectares de terrain et un mètre cube de déchets par an par centrale nucléaire de 1.000 megawatts. Voilà ce qu’il faut oser dire aux gens.’ Voka SnelBERICHT, 18/04/2005 Belmans: “Je plaide avec insistance pour faire marche arrière dans le processus de sortie du nucléaire. Ceux qui prétendent que nous n’avons pas besoin de produire de l’énergie nucléaire et que nous n’avons qu’à importer toute notre électricité mentent. Je suppose que le prochain gouvernement fédéral suivant décidera de faire marche arrière. Dans d’autres pays, on pense déjà tout haut à réaliser de nouveaux investissements dans l’énergie nucléaire. La Finlande construit de nouvelles centrales nucléaires, le gouvernement anglais a commandé une étude sur la construction d’une dizaine de centrales et en Italie, on envisage également de nouvelles centrales. Nous ne pouvons pas rester à la traîne.” De Morgen 30/03/2003 “Si les émissions de CO2 posent un problème, il n’y a qu’une seule technologie d’avenir et c’est le nucléaire." Source: Greenpeace Pré-rapport de la commission "Energie 2030"Par Le_documentaliste :: 18/01/2007 à 19:11
Mais qu'est-ce qui a bien pu énerver notre valeureux ministre? Tout simplement le contenu même de ce rapport:
Dans ses recommandations "préliminaires" présentées au Premier ministre Guy Verhofstadt, la Commission "Energie 2030" estime que "la Belgique devrait garder l'option nucléaire ouverte et reconsidérer la fermeture des centrales" prévue à partir de 2015.
Mr Vande Lanotte étant l'un des partisans de la fermeture des centrales en 2015, on comprend un peu mieux son geste. Mais comment ont-ils pu proposer ce genre de choses? Il suffit de s'intéresser aux personnes composant cette fameuse commission, ainsi que d'ailleurs la personnalité du ministre ayant demandé cette étude : Mr Marc Verwhilgen. Source: Agence Belga Là où tout a commencé....Par Le_documentaliste :: 18/01/2007 à 18:50
Comme je l'avais mentionné dans le précédent billet, l'idée de ce blog et donc de ma recherche vient de cette bourde(?)/ scandale/ incident de l'un de nos ministres. Petit rappel des faits.
En date du 16 novembre 2006, l'agence de presse BELGA a publiée la dépêche suivante :
Le président du sp.a, Johan Vande Lanotte, a réagi de manière très négative aux recommandations provisoires de la Commission "Energie 2030". Johan Vande Lanotte, un des architectes derrière la décision gouvernementale de sortir du nucléaire, a réagi jeudi soir dans l'émission TerZake, sur Canvas, en parlant d'une "étude très bizarre, dont les points de départ déterminent le résultat".
Source: Agence Belga Introduction : Présentation de l'auteur et du sujetPar Le_documentaliste :: 18/01/2007 à 17:35
Bienvenue sur mon blog dédié à Energie 2030 ! ! ! Avant toute chose, il est peut être bon de se présenter. Etudiant de dernière année en bibliothéconomie à l'Institut Jean-Pierre Lallemand, à Bruxelles, je m'intéresse peu ou pas spécialement à l'environnement ( quoique, vu tout ce qui se passe autour de nous, je pense personne ne peut rester réellement indifférent....), mais plutôt à l'actualité. Lorsque, pour le cours de science de la terre, on nous a demandé de nous pencher sur un sujet touchant l'environnement, je me suis rappelé du "scandale" qu'avait provoqué l'un de nos ministres en jetant à la poubelle, sur le plateau d'une chaîne de télé néerlandophone, le pré-rapport de la commission "énergie 2030"... J'ai donc décidé de lever le voile et de faire une certaine mise au point concernant ce fameux "énergie 2030". . . Mais avant de continuer plus avant, continuons ce que j'avais commencé... Qui suis je? Marié ( hélas!) depuis près de quatre ans, père (re-hélas!) de deux horribles pestes, Morgane ( 3 ans depuis le 15 nov.) et Ambre ( 1 an depuis le 13 sept.). Donc pas vraiment le beau parti... D'autant plus que je fais quand même 110 kg pour 1m80... Je pratique l'humour noir, l'ironie et le sarcasme comme une langue maternelle et je suis toujours d'humeur jovial. Sportif à mes heures (de sommeil), j'ai quand même compté parmi les meilleurs judokas belges dans ma prime enfance ( ai bien failli être champion de Belgique deux année d'affilées, avant de m'exploser la cheville). J'ai également pratiqué la natation au plus haut niveau. Mes goûts littéraires: fan inconditionnel de fantastique, je voue quasiment un culte à Terry Pratchett, que je n'ai pas besoin de présenter. (pour les incultes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pratchett ). Robin Hobb, Terry Brooks, Stephen King et Glen Cook squattent régulièrement ma table de chevet. |
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